Blog

3 juin 2022

Le pied-nu

J’aimerai rajouter et peut-être éclaircir un ou plusieurs points autour de mon choix du pied-nu que j’ai commencé à aborder dans l’article précédent que tu peux retrouver ICI.

Plus j’évolue dans ma pratique de la course, plus cela devient clair de pourquoi j’ai fait le choix de ne pas porter de chaussures. Et à ce propos je pourrais donner tout un tas de raison, je vais essayer d’être concis malgré tout et peut-être qu’au fil d’autres écrits j’aurai envie d’encore approfondir cette réflexion. Oui oui, au-delà de l’aspect sportif, je le fais en suivant une certaine logique ou philosophie comme le diraient les stoïciens.

Pour moi, que ce soit dans mes accompagnements auprès des clients ou dans mon quotidien, une certaine ligne directrice guide mes choix et ainsi mes actions. Et plus j’avance dans l’âge et l’expérience, plus cette ligne s’émaille d’une logique ou d’un bon sens de plus en plus claire. Comme j’ai déjà pu l’écrire, jeune je marchais souvent pieds-nus, j’ai pratiqué l’aïkido qui se pratique pieds-nus et j’ai été attiré par la culture japonaise des Samouraïs comme de celle des Indiens d’Amérique, et malgré que les uns comme les autres été sommairement chaussés, leurs entraînement, que ce soit pour la chasse ou le combat se réalisaient pieds-nus, pour développer leurs sens à tous les niveaux et surtout pour goûter à ce contact avec la Terre -Mère porteuse à laquelle un profond respect devait lui être accordé, comme au Ciel.

De plus, l’approche que j’ai au niveau du jardin s’inspire grandement de ce respect de la Terre, encore nourri par le Japon avec les écrits de M Masanobu Fukuoka aussi bien que tout ce qui nous vient de la biodynamie et la permaculture. C’est nourri de toutes ces approches depuis plusieurs années que naturellement le besoin de sortir en courant ou marchant nus pieds sur le sol m’est venue, sans recherche ni attente particulière.

Alors oui, je ne gagnerai certainement pas de trail, je suis même interdit sur certains où le port des chaussures est obligatoire, tant que ce sport restera dans la logique actuelle de tous les autres sports, c’est à dire s’équiper en protégeant tous ces attributs naturels que l’évolution nous a fourni et qui sait, viendra le temps comme sur certains marathons aux USA, où des podiums pour les nus-pieds se dresseront.

Cette approche que je prône se veut donc respectueuse de la nature, aussi bien celle entourant nos corps que cet organisme dans lequel nous évoluons, car faire des kilomètres sur des sentiers caillouteux, en se frottant sur des racines, en ripant dans les descentes demande un minima de douceur pour justement éviter de se retrouver la voute plantaire en sang et sans pouvoir marcher pendant des jours et ainsi en prenant soin de ce point d’appui il est aussi possible de renouer avec le contact du sol et de finalement apprécier marcher aussi bien sur sol sec que de s’enfoncer jusqu’au genou dans la boue comme de sauter de roches en roches en sentant la granulométrie ou autres feuilles et plantes.

Ceci n’engage que moi et n’est point une critique des autres approches du trail.

Je n’en suis pas encore là et je ne sais pas si mes plantes de pieds me le permettront, je ne peux donc qu’imaginer que lors de la préparation d’un ultra-trail un soin précis est donné aux pieds/jambes et dans tout le conditionnement mental qui va avec, et je crois que de par le pieds-nus, même sur de petites distances ce soin doit être déjà mis en place.

Voilà pour ce 2eme « chapitre » autour de mon approche du pied nu et de cette reconnexion à la vie car quelle joie m’envahit quand je parcours plusieurs kilomètres en forêt, au-delà de la fatigue physique, c’est un flot assez inexplicable de bien-être et d’émotions qui m’envahit.

Je te souhaite de pouvoir y goûter un jour et si tu veux te lancer dans l’aventure du minimalisme ou du purisme, tu peux me contacter, je te coacherai avec plaisir.

A la une, Trail/pieds nus