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3 septembre 2019

Où suis-je dans ce monde?

Aujourd’hui et comme certainement depuis bien longtemps, certains humains se posent la question de leur place dans ce vaste monde et de l’utilité de celui-ci. Alors que d’autres ne se sont jamais et ne se poseront peut-être bien jamais ce genre d’interrogations, tout en le vivant très bien, contrairement aux premiers, surtout s’ils ne trouvent pas de réponses adéquates à leurs problèmes.

Malheureusement pour moi et pour toi, et peut-être que c’est mieux ainsi, je n’ai pas de réponse à apporter, juste des pistes de réflexion qui alimentent encore et toujours ce flot perpétuel de questionnement.

Notre place dans l’Univers

Et bien celle-ci est bien infime, je dirai même insoupçonnable malgré le vacarme que nous faisons. Notre planète ne représente rien à l’échelle de l’Univers, et nous humain encore moins, que l’on soit l’être le plus misérable ou le roi du monde. A l’heure où j’écris un effroyable ouragan finit de s’abattre sur les Bahamas, l’un des cyclones les plus puissants qu’ait connu l’Atlantique. Mais celui-ci n’a que faire de ce qu’il se passe ci-dessous. Ce n’est pas une réponse divine pour punir tous ces malheureux, encore moins d’affreux sorciers qui jouent avec la nature (je l’espère du moins). Cette nature qui se déchaîne est bien à l’image de ce qu’il se passe au delà de notre atmosphère, où advient ce qu’il doit advenir, sans recherche particulière si ce n’est de s’épandre toujours plus et permettre à la vie d’éclore là où elle le peut.

Car il est bien illusoire de croire que nous détenons le monopôle de la vie, de la biologie. Jusqu’à preuve du contraire, rien ne nous dit que l’existence, sous une forme ou une autre, ne s’est pas réveillée à travers ces milliards de milliards de planètes semblables à la notre dans ce vaste Univers. Malgré cela nous considérons, et je me mets dans le lot, comme des êtres exceptionnels, dignes d’intérêts, irremplaçables, incontournables, doués d’une intelligence hors du commun. Oui oui, bien sûr que tu es aussi tout cela, prends juste un temps pour penser à toutes les générations qui t’ont précédé et tous ceux que l’on a oublié. Ca en fait beaucoup. Et c’est pas fini. Avant de te perdre et que je ne m’enfonce dans du mélodramatique de bas étage, pose-toi cette question : à quoi veux-tu ressembler à la veille de ta mort? Quelle image de toi comptes-tu incarner?

Comment se positionner?

Car la question est bien là, au-delà de connaître notre place dans l’Univers, qui ne représente rien (notre place) tellement c’est vaste et dont le nombre de planètes susceptibles d’accueillir la vie est immense, comment s’incarner dans cette petite bulle à l’intérieur de laquelle nous jouons notre vie sans se perdre et s’étaler telle une vieille flaque d’huile? Tant est si bien que cela est une importance quelconque! De mon expérience et pour en avoir discuter avec d’autres, il est aisé de vite sombrer dans cet abysse de questions qui peut rapidement mener à une stagnation et une démotivation, ce que l’on nomme une dépression… Mais ça c’est pour une partie des gens, d’autres y verront au contraire un champ de possibilités incroyables et infinis qui motiveront leur travail de recherche et leur permet de donner naissance à des concepts qui nourrissent la compréhension.

Cette question de comment se positionner est finalement très personnelle, il serait complétement égotique de ma part de te dire qu’est-ce qui est le mieux. La seule chose que je peux te partager me ramène à cette interrogation du début : comment te vois-tu à la veille de ta mort? Questionnement intéressant qui m’avait été posée par un de mes enseignants lors d’une initiation pour tendre et développer son chemin de vie, son mandat, son rêve, tu l’appelleras bien comme tu veux. Car c’est bien à ce moment quand il est connu que la plupart font le bilan de leur vie écoulée, bilan souvent rempli de frustration.

Alors, qu’elle est cette image de toi dans le futur que tu souhaites avoir?  Es-tu prêt(e) à tout mettre en œuvre pour coller au plus prés à cette vision, tant est qu’elle soit positive? Il n’est pas ici question de vivre hors de son temps, c’est juste une carotte pour te motiver à faire ce qu’il doit être fait là, maintenant, pas demain ou dans dix ans. Tu as tout le pouvoir pour changer dans l’instant ce qui te dérange chez toi, tu n’es pas une machine au programme figé, ton logiciel est malléable et peut-être mis à jour à tout moment, à toi de savoir quoi y mettre dedans et d’expérimenter. Un petit mot sur l’expérimentation : l’humain vit sur cette planète depuis suffisamment longtemps pour avoir eu le temps d’essayer beaucoup de choses, certaines ont très bien marché, d’autres moins. Inspire-toi de ce qui a déjà été fait, évite de perdre ton temps à reproduire des schémas destructeurs qui n’amènent à rien, juste à confirmer qu’en effet ça ne sert pas à grand chose. Soit novateur, surtout pour toi-même, lance-toi dans des projets qui te semblent fous et qui te plaisent, ce sont eux qui vont amener le changement en toi, pas la douce répétition familiale qui t’enclave toujours plus.

Etre dans son chemin

Il est difficile de savoir si la voie que tu choisis te convient, est la bonne. Pour ça tu ne pourras te fier qu’à ton instinct, ton intuition et ce n’est pas une autre personne qui pourra te dire si ce que tu fais est juste ou pas. Nous avons tous des raisons bien précises d’agir de telle ou telle façon. L’un des points permettant d’éclaircir ton choix peut se présenter sous la forme où tout ce que tu fais, organises, se déroule sans encombre et viens nourrir la beauté. Regarde autour de toi, les plantes, les animaux, l’espace met tout en œuvre pour évoluer vers quelque chose de toujours plus beau, même si cette beauté est toute relative, observe et prend conscience de la beauté de la biologie, du mode de fonctionnement de ton organisme constitué de milliards de cellules qui à chaque seconde maintiennent l’homéostasie et donc la vie en toi.

Si tu te lances dans un projet semé d’embûches, ce n’est peut-être pas ton chemin. Je ne dis pas qu’il ne faut pas te sortir les doigts du fondement, tout ne tombe pas du ciel non plus. Mais si ce que tu mets en œuvre est en accord au plus profond de toi-même, alors cela se réalise plus aisément. C’est tout bête, tu mettra et tu as toujours mis plus d’entrain dans quelque chose que tu aimes et qui déroule que face à un problème dans une matière que tu détestes et qui ne nourrit pas ta vision de toi plus tard.

Voila, comme tu l’auras lu, pas beaucoup de réponses dans ce texte, bien au contraire quelques questions qu’il me semble importantes à approfondir pour nourrir ce que tu souhaites advenir. Je ne sais pas si de mon vivant , du tien, de celui de tes enfants ou petits-enfants ou même quand nous serons morts, si nous aurons une réponse à cette expérience terrestre et ce qu’est cet Univers. Il n’y a peut-être tout simplement pas de réponse, juste de vivre, et le mieux possible. Se confronter à cette immensité est vertigineux tellement nous sommes insignifiants dans ce rouage et en même temps cela est rassurant, apaisant de se dire que tout est là, magnifiquement là, en perpétuel évolution et interconnecté. Mais ça, c’est un autre sujet;)

Face aux attaques intempestives de moustiques, il est fréquent de se poser la question de « à quoi peuvent-ils bien servir? ». Et nous, qu’elle utilité avons-nous? Quel est le but de ces cycles?

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